Notre mission : préserver et transmettre le patrimoine

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Fondée sur la passion du patrimoine local, notre association "Les Chemins Oubliés du Conflent - Marquixanes" s'est donnée pour mission de redonner ses lettres de noblesse aux trésors cachés de notre région. Chaque chemin retrouvé, chaque histoire partagée est une victoire pour la mémoire collective. Nous œuvrons sans relâche pour identifier, préserver et faire connaître les chemins anciens et sentiers oubliés. Notre engagement s'étend à la valorisation du patrimoine culturel et paysager, en étroite collaboration avec les acteurs locaux pour un développement durable de notre territoire.

 

Cette visite vous permettra de découvrir le village ancien où l’église Sainte-Eulalie, les anciennes fortifications et la Cellere témoignent encore aujourd’hui de l’histoire médiévale et religieuse du village.

L'Eglise Sainte Eulalie 

L’ÉGLISE SAINTE-EULALIE, LES FORTIFICATIONS ET LA CELLERE

Au cœur du village ancien, l’église Sainte-Eulalie, les anciennes fortifications et la Cellere témoignent encore aujourd’hui de l’histoire médiévale et religieuse du village.

Commençons par l’église Sainte-Eulalie et Sainte Julie

L’église actuelle a été construite au XVIIᵉ siècle, après l’achèvement de son clocher.

Elle est dédiée à Sainte Eulalie, dont la représentation figure sur le claveau central de la porte d’entrée.

Mais c’est en levant les yeux que l’on découvre l’un des éléments les plus remarquables de l’édifice : son clocher.

Construit entre 1611 et 1623, il repose sur des vestiges plus anciens, probablement romans.

Il présente les caractéristiques des clochers construits à cette époque.

Chaque niveau est souligné par une corniche horizontale.

Au sommet, quatre petites tourelles marquent les angles.

Et, détail étonnant, de véritables gargouilles en forme de fût de canon permettent l’évacuation des eaux de pluie.

À l’intérieur de l’église, plusieurs retables des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles témoignent de la richesse de l’art baroque catalan.

Ils sont notamment associés aux ateliers de Nègre, Sunyer et Thierry, maître d’Espira.

Le retable du maître-autel est consacré à Sainte Eulalie.

Il raconte plusieurs épisodes de sa vie, notamment son jugement et son supplice.

Ces œuvres nous permettent encore aujourd’hui d’imaginer la richesse artistique et religieuse du village à l’époque moderne.

Quittons maintenant l’église pour découvrir les fortifications.

LES FORTIFICATIONS

Au Moyen Âge, Marquixanes devait protéger ses habitants, mais aussi les réserves et les biens conservés dans les celliers.

une première enceinte est construite dès le XIIᵉ siècle.

Certains éléments de cette ancienne muraille sont encore visibles.

La construction est particulièrement remarquable par l’utilisation de galets de rivière disposés en arêtes de poisson, une technique caractéristique et très esthétique.

Une seconde enceinte, quant à elle, a connu de nombreuses transformations au fil des siècles.

Car les fortifications n’étaient pas seulement destinées à protéger le village.

Elles étaient aussi le symbole du pouvoir.

Lors des conflits, le seigneur vainqueur pouvait ordonner la destruction des murailles du village vaincu, en signe de soumission.

Pour les reconstruire, il fallait ensuite obtenir une autorisation.

Aujourd’hui encore, plusieurs vestiges permettent de retrouver le tracé de ces anciennes défenses.

Un élément de muraille est visible dans la partie basse de la rue des Remparts.

Une ancienne meule y est même encastrée.

Les vestiges des portes Ouest, dans la rue du Porche, et Est, carrer del Figueral, sont également accessibles.

La CELLERE 

Et derrière ces murailles se trouve l’un des éléments les plus caractéristiques du vieux Marquixanes : 

la Cellere.

Le mot cellera apparaît dès le XIᵉ siècle.

Il désigne alors un regroupement de celliers et de dépôts où les paysans conservaient leurs récoltes.

À Marquixanes, ces celliers étaient installés autour de l'église, sur l'emplacement d'un ancien cimetière carolingien.

Cette organisation répondait à une logique bien précise.

Les récoltes et les biens des habitants étaient placés à proximité de l'église afin de bénéficier de la protection sacrée du lieu.

La Cellere (  Cellera en catalan )de Marquixanes est aujourd'hui considérée comme l'une des plus caractéristiques du département.

Les anciens celliers étaient répartis de part et d'autre d'un axe qui pourrait correspondre à l'actuelle rue du Fort.

Cet axe traversait le cœur de la Cellere et reliait deux portes d'accès.

L'une d'elles est encore visible aujourd'hui : la porte dite « à bretêche ».

Ainsi, en parcourant les petites rues du vieux village, on découvre bien plus que des pierres anciennes.

On retrouve l'organisation d'un village médiéval :
son église, son espace protégé, ses celliers, ses murailles et ses portes.

À Marquixanes, le patrimoine raconte encore l'histoire.

Il suffit de regarder, de parcourir les rues… et de laisser les pierres nous parler.